L’information a été rendu public ce mardi 6 aout 2019 par le Porte-parole de Maurice Kamto et de sa coalition sur sa page Facebook officielle.

Prison principale de Kondengui – DR

Ils étaient détenus en cachette au GSO (Police) et au SED (Gendarmerie). « Les prisonniers ayant fait l’objet d’un enlèvement par des hommes en tenue dès la nuit du 22 au 23 Juillet 2019 ont été reconduits comme par enchantement à la Prison Centrale de Yaoundé il y a peu de temps. Les heures à venir permettront de faire un point complet sur la situation de ceux-ci, à commencer par savoir s’ils sont tous sains et saufs, et s’ils sont tous revenus. D’ores et déjà il est su et confirmé définitivement qu’ils étaient détenus pour les uns au GSO (Police) et pour les autres au SED (Gendarmerie) », écrit Olivier Bibou Nissack.

Olivier Bibou Nissack informe l’opinion publique pendant l’absence des prisonniers du MRC, leurs effets ont été vandalisés et vendus aux enchères dans l’enceinte de la prison.

Toujours selon, certains cadres du parti en détention sont absents pour le moment du côté de kondengui. « Il est néanmoins à souligner l’absence remarquée jusqu’à très tard hier lundi soir, du Dr Ngono Modeste, de Momo Brice, de Kouam T Guy Laurent, et du Dr Fouelefack Christian. Ces derniers extraits de la Prison Centrale durant cette même journée du lundi 05 août 2019 auraient été conduits de nouveau à la police judiciaire où ils avaient déjà séjourné quelques jours avant pour interrogatoire », précise-t-il. Toutefois, il n’a pas donné les nouvelles de Mamadou Mota, 1er vice-président du MRC. Et les autres militants sont inquiets du fait qu’ils n’ont pas de ses nouvelles.

Ci-dessous, l’intégralité de la communication d’Olivier Bibou Nissack (BN).

Victoire !

Les efforts inlassables impulsés par les alliés (Le Président élu Maurice KAMTO, le Conseiller à la Présidence de la République Christian PENDA EKOKA, l’Honorable Albert DZONGANG et Paul Eric KINGUE) dans le cadre de la Résistance Nationale Pacifique ont porté leurs fruits savoureux. Sous leur égide en effet, ont été enclenchés d’une part un déploiement opérationnel et épistolaire juridique musclé sans précédent de la part du collectif des avocats assurant la défense des prisonniers politiques des marches blanches pacifiques, et d’autre part le lancement via les réseaux sociaux et au-delà, de la campagne‘’#SHOWTHEMTOUS #BRINGBACKPRISONERS / #MONTREZLESNOUS #RAMENEZLESPRISONNIERS après que des prisonniers aient été massivement portés disparus de la Prison Centrale de Yaoundé.

C’est donc ainsi que les prisonniers ayant fait l’objet d’un enlèvement par des hommes en tenue dès la nuit du 22 au 23 Juillet 2019 ont été reconduits comme par enchantement à la Prison Centrale de Yaoundé il y a peu de temps. Les heures à venir permettront de faire un point complet sur la situation de ceux-ci, à commencer par savoir s’ils sont tous sains et saufs, et s’ils sont tous revenus. D’ores et déjà il est su et confirmé définitivement qu’ils étaient détenus pour les uns au GSO (Police) et pour les autres au SED (Gendarmerie).

Il est à mentionner que leur retour précipité et non préparé par le personnel pénitentiaire de la Prison Centrale de Yaoundé a créé une cohue indescriptible. Aussi les prisonniers ont-ils protesté et déclenché sur le champ un mouvement d’humeur en s’indignant avec véhémence contre le fait que leurs ”mandats” (matelas) voire certains autres effets personnels et ‘’places’’ leur appartenant dans différents quartiers et cellules aient été selon eux ”vendus’’ et donc cédés à des tiers par l’administration carcérale. Ils ont donc demandé que leur soient restitués leurs ‘’mandats’’ ainsi que leurs ‘’places’’ et effets manquants. Les avocats ont à l’occasion découvert avec un effarement stupéfiant, que les ‘’places’’ et les ‘’mandats’’ dans les quartiers de la prison faisaient l’objet d’un véritable commerce extrêmement juteux et rentable. Les détenus à peine revenus de leur disparition ambigüe, se plaignaient donc en dénonçant le risque pour eux d’être les victimes d’une ‘’double vente’’ arbitraire. Ils ont demandé à être restaurés dans leurs droits chèrement acquis à prix d’argent. A les en croire, ils avaient initialement et à contre cœur accepté contre chantage et menace de se plier aux règles diverses de ‘’paiements’’ en vigueurs dans cette prison par crainte des représailles administratives.

Nous reviendrons plus amplement dans les heures qui suivent sur cette scabreuse affaire qui porte les germes d’une tension latente aux conséquences potentiellement explosives si rien n’est fait pour réhabiliter les précédentes positions des uns et des autres.

Il est néanmoins à souligner l’absence remarquée jusqu’à très tard hier lundi soir, du Dr Ngono Modeste, de Momo Brice, de Kouam T Guy Laurent, et du Dr Fouelefack Christian. Ces derniers extraits de la Prison Centrale durant cette même journée du lundi 05 août 2019 auraient été conduits de nouveau à la police judiciaire où ils avaient déjà séjourné quelques jours avant pour interrogatoire.

BN

source:le bled parle

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