En présence des hommes des médias hier, au siège de son parti, la présidente par intérim du Mrc, a pris l’opinion publique à témoin pour tenir le pouvoir de Yaoundé responsable de ce qui arrive à ses camarades du parti.

D’entrée de jeu, la deuxième vice-présidente du Mrc n’a pris aucune précaution pour tacler violemment le pouvoir de Yaoundé. « Les nouvelles qui nous parviennent relatives à l’état de santé du premier vice-président du Mrc, M. Mamadou Yacouba, séquestré au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed), ne sont pas du tout rassurantes. Elles sont d’ailleurs très inquiétantes », a-t-elle martelé.

Le Mrc inquiet 

Dans la foulée, elle a précisé que Mamadou Yacouba dit Mota, ainsi que 23 autres militants du Mrc ont été « violemment enlevés » de la prison centrale de Kondengui, puis « maltraités, à la suite des événements de la nuit du 22 au 23 juillet 2019 ».

Par ailleurs alerté par les bruits qui courent au sein de l’opinion faisant état des morts, « des rumeurs persistantes » pour garder sa terminologie en la circonstance, suite aux mutineries de Kondengui et de Buea, « le Mrc est d’autant plus inquiet pour ses 23 militants dont il reste sans nouvelles, en dépit des communiqués rassurants du gouvernement sur la question ».

Enquête internationale

Pour expliciter ou tirer au clair une fois pour toute cette situation, le parti de la renaissance a deux préoccupations. La première est « l’ouverture d’une enquête internationale, sous l’égide de l’Onu, sur les conditions et le bilan humain de l’intervention des forces de sécurité lors des mutineries des prisons de Kondengui et de Buea. »

La deuxième est, au vue « des brutalités, les tortures et autres mauvais traitements infligés au premier vice-président du Mrc », et à ses camarades et plus généralement aux prisonniers au sein de la prison de Kondengui et de Buea, « d’alerter la Communauté internationale sur la duplicité de M. Biya Paul quant à sa volonté supposée d’aller vers l’apaisement et l’organisation d’un dialogue inclusif et sans conditions.

Dictature

Bien plus, Tiriane Nooh a estimé que le pouvoir de Yaoundé a sombré dans une dictature féroce qui fait de tout citoyen ou organisation qui réclame le respect de ses droits politiques et civiques, un authentique ennemi du régime ». Elle n’a pas pour autant invité les militants et sympathisants du Mrc à abdiquer mais plutôt à « rester debout, déterminés dans la lutte pacifique pour le changement du Cameroun ».

Conditionnalités du Mrc pour les consultations futures En rappelant aux journalistes qu’il y a 7 mois jour pour jour que Maurice Kamto, ses alliés et près de 150 militants et sympathisants du Mrc « sont arbitrairement et illégalement détenus dans les prisons de la ville de Yaoundé à la suite des Marches blanches pacifiques des 26 janvier, 1er et 8 juin », Tiriane Noah a livré à l’opinion quelques points que le pouvoir doit satisfaire. Le premier point de ce chapelet, est le règlement intégral de la crise anglophone avant toute élection.

Libération des prisonniers politiques

Elle a aussi égrainé la révision du système électoral. De ce fait, les institutions qui interviennent dans le processus électoral à l’exemple d’Elecam et du Conseil constitutionnel doivent être revues pour leur donner une indépendance avérée dans la tenue des élections.

Elle a souhaité que dès la rentrée parlementaire de novembre, les élus du peuple et les sénateurs se saisissent de la question. En troisième lieu, elle a dit qu’il est obligatoire que tous les prisonniers politiques, tant à la suite des marches blanches, de la crise anglophone que des mutineries dans les deux prisons de Kondengui et de Buea, soient tous libérés.

source:https://camerounweb.com/2019/07/31/mamadou-mota-et-23-militants-du-mrc-tiriane-noah-accuse-paul-biya-et-son-regime/?utm_source=notification&utm_medium=push&utm_campaign=fcm

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