La Commission africaine des droits de l’Homme a jusqu’au 29 juillet pour se prononcer sur la recevabilité de la requête introduite par le parti qui revendique la victoire de Maurice Kamto lors de la présidentielle de l’an dernier.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) dit avoir rempli sa part du contrat au sujet de la demande faite par la Commission des droits de l’Homme de l’Union africaine. Ceci en rapport avec le contentieux post-électoral de la présidentielle du d’octobre 2018.

« Nous avons présenté nos preuves dès le lendemain de la publication de la décision de la Commission des droits de l’Homme. Nous attendons que celle-ci se prononce sur la recevabilité de notre requête. Elle devrait le faire en principe dans un délai de 60 jours [à compter du 29 mai, date à laquelle elle avait délivré sa communication en rapport avec ce sujet, Ndlr », fait savoir Me Sylvain Souob, coordonnateur du collectif des avocats en charge de la défense de Maurice Kamto ainsi que les alliés de ce parti politique, dans le cadre de la crise post-électorale.

Le Mrc qui avait introduit sa requête le 20 janvier auprès de l’instance panafricaine, plie donc le doigt en attendant le 29 juillet qui correspond aux 60 jours. L’instance fera savoir si oui ou non le dossier est transmis pour jugement devant la Cour des droits de l’Homme de l’Union africaine.

Le Mrc a dénoncé trois faits constitutifs, selon le conseil de Maurice Kamto, de violation des droits de l’Homme. « Les manquements relatifs à l’organisation du scrutin du 07 octobre 2018 ; les manquements relatifs au traitement du contentieux post-électoral par le Conseil constitutionnel. »

Arrivé deuxième à ce scrutin présidentiel selon les résultats officiels, Maurice Kamto, à travers ses avocats, a pointé fustigé le « défaut d’impartialité » de certains membres du Conseil constitutionnel.

« Cinq requêtes en récusation visant cinq des onze membres du Conseil constitutionnel en raison du fait que trois d’entre eux, de leur appartenance au comité central et au bureau politique, organes dirigeants du parti politique au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Et pour l’un, en l’occurrence le président du Conseil constitutionnel, le fait que son épouse exerce le mandat électif de député pour le même parti au pouvoir, toutes choses de nature à nuire gravement à l’indépendance et à l’impartialité de ces membres du Conseil constitutionnel…»

Ce conseil de Maurice Kamto demande par ailleurs l’annulation partielle de l’élection dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, de l’Adamaoua, de l’Ex-trême-Nord et du Sud, « pour les motifs de fraudes massives, d’insécurité et d’irrégularités ayant émaillé le scrutin… »

Dans une communication officielle, la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples invitait les plaignants à présenter leurs preuves et arguments. Ceci sur la recevabilité dans un délai de deux mois, conformément à l’article 105 (1) de son règlement intérieur.

Source:https://camerounweb.com/2019/07/24/union-africaine-le-mrc-dit-avoir-depose-les-preuves-de-sa-victoire-volee/?utm_source=notification&utm_medium=push&utm_campaign=fcm

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here