Plusieurs fois annoncé décédé, l’ancien Premier ministre du Cameroun (avril 1991 – avril 1992) est décédé ce jour. Il est connu pour son rôle dans la « tripartite » organisée au terme des « villes mortes » qui ont secoué le pays au début des années 90.

Né en 1942, Sadou Hayatou est membre de la prestigieuse famille des Hayatou qui règne sur la ville de Garoua, dans la région du Nord du Cameroun. Au sein de cette famille, l’on compte l’ancien président la Confédération africaine de football (Caf) Issa Hayatou, le secrétaire d’Etat au ministère de la Santé publique et Lamido de Garoua, Alim Hayatou ; et Yao Aïssatou, l’actuelle directrice générale de la Société nationale d’investissement et présidente nationale de l’Organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ofrdpc), le parti au pouvoir.

En 1990, Sadou Hayatou est nommé secrétaire général de la présidence de la République. Poste qu’il occupe jusqu’à ce qu’il est nommé Premier ministre en 25 avril 1991. Il doit alors affronter une vague de protestation sans précédent, marquée par une grève générale dans le cadre des opérations « villes mortes » lancées par l’opposition.

Diplôme de Sciences politiques, Sadou Hayatou directeur adjoint, puis directeur en 1969, des produits de base au ministère du Développement industriel (1969), vice-président de l’Alliance des pays producteurs de cacao (1969 à 1970), président de l’Organisation interafricaine du café (1970 à 1971), Directeur général adjoint de la banque Bicic (1974), directeur général (1976), puis administrateur directeur général (1979). Après avoir été remplacé par Simon Achidi Achu au Premier ministère en avril 1992, il est nommé en mars 1993 directeur national de la Beac. Poste qu’il occupe jusqu’en janvier 2008. Une maladie dégénérative le tient éloigné des affaires jusqu’a sa mort.

Source: journalducameroun.com

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