Le 26 juillet 2019, 10 personnes ayant participé à la distraction de 1,5 milliard FCFA des caisses du Trésor public à travers le virement des salaires à 102 militaires fictifs ont été jugées coupables au Tribunal criminel spécial (TCS).

Tribunal Criminel spécial (c) Droits réservés

Ils ont été formés dans le cadre des campagnes de recrutement militaires organisées en 2004 et 2007. Le TCS a infligé aux accusés des condamnations allant de 10 ans de prison, à la perpétuité.

L’hebdomadaire EcoMatin renseigne que, parmi les condamnés figurent des personnels du ministère de la Défense (Mindef) en poste à l’époque des faits à la direction du Commissariat interarmée (Dircia), service où ont été créés les matricules fictifs ayant servi pour le paiement des salaires évoqués.

« Il s’agit notamment du colonel Epopa Gilles Théodore, ancien chef de bureau de solde et des effectifs et du commandant Ebogo Messi Jean Guillaume, ancien chef de bureau de la solde », lit-on dans le journal.

Notre confrère renseigne que, les deux hommes condamnés à vie se sont évaporés dans la nature, bien avant le procès.

« À cette liste s’ajoute l’adjudant à la retraite Tialavet Bernard Bungha. Mais également Jacqueline Bayeck, ancienne cadre au ministère des Finances (Minfi) rattaché à la perception du Mindef et Paul Noulevem. Les 5 autres accusés du lot sont d’anciens responsables de la microfinance dénommée Caisse nationale pour la promotion des investissements (Cnpi), structure ayant procédé aux paiements des fonds litigieux », apprend-on dans les colonnes du journal d’Émile Fidieck.

Cette microfinance recevait 30 % de l’enveloppe des salaires fictifs collectés. Le reste des 70 % de la cagnotte retrouvait les organisateurs de la fraude au Mindef.

Cette malversation a été éventrée après le décès en octobre 2009 de Johannes Mbati, créateur et dirigeant de la Cnpi. La bulle a éclaté à l’occasion d’une querelle de leadership visant à garder la main sur l’établissement financier.

De mémoire, c’est depuis 2010 que l’État camerounais a lancé une opération de Comptage physique de son personnel. Avec l’objectif de débusquer du fichier de solde des agents publics fictifs.

En juillet 2018, cette opération a permis de repérer environ 44 000 fonctionnaires imaginaires ou décédés et dont les salaires étaient perçus par des tiers.

SOURCE: https://www.lebledparle.com/societe/1108629-cameroun-des-officiers-superieurs-de-l-armee-condamnes-a-vie-pour-un-detournement-de-1-5-milliard-fcfa

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